Etendue comme inerte sur l’herbe des douves de la citadelle, Violette s’est faite surprendre par le comte. A Antonin venu la secourir, elle explique ses déboires : un coup de pelle à la mâchoire, le collier offert par Emilie et à sa seule vue, la subite démence du vieil homme. Car ce bijou aurait été celui de la reine Marie-Antoinette. Elle l’aurait perdu en passant par Montmédy lors de la célèbre fuite du couple royal au moment de la Révolution. Ce collier aurait depuis appartenu à Annabelle qui le portait lors de ses spectacles. Un tel joyau ferait plus d’un envieux… L’atmosphère en la citadelle est devenue lourde, voire dangereuse. Les gens accusent Violette et Antonin de nourrir la progéniture des boches ! Il est grand temps que les choses avancent. Grâce à ses dons paranormaux, notre héroïne parvient à localiser le puit où gît le corps de la défunte artiste qui l’appelle. La mère la supplie de venir la libérer et, par là même, de protéger ses enfants, Emilie et son jeune frère. Un enfant dont l’histoire tragique et personnelle recoupe celle plus fameuse mais tout aussi misérable de l’occupation nazie en France. L’esprit en éveil, Violette y passera la nuit s’il le faut, mais au matin, sous la dictée d’Annabelle, elle aura retranscrit sur papier cette histoire, son histoire... Peut-être, alors, y verra-t-on plus clair… 55 Seiten, Hardcover